Pour ce moment de réflexion collective, l'accent a été mis sur le mélange des participants : pas question d'avoir des groupes de discussion composés uniquement d'élus, ou uniquement d'habitants d'un même quartier !
Pourquoi faire participer les habitants à la vie locale ?
Cette question était proposée à titre introductif : elle permettait au sein des sous-groupe de mieux connaîtres les attentes de chacun vis-à-vis de la participation en général et de cette journée en particulier. les réponses apportées dessinent trois aspects de la participation :
- la réhabilitation du collectif ("cohésion entre les habitants", "liens humains et sociaux", "les citoyens deviennent acteurs") ;
- les vertus du dialogue entre la municipalité et les habitants ("meilleure qualité des décisions", "éviter les conflits", "faire monter les problèmes au bureau des élus et les résoudre") ;
- un certain contrôle démocratique de l'action municipale ("rappeler leurs devoirs aux élus", "pallier les carences de la démocratie représentative")
Quels sujets aborder avec les habitants et dans quel cadre ?
Il était question ici de définir d'une part pouvant être abordés par la participation du public, d'autre part sur les méthodes à développer en la matière. Trois groupes sur sept ont choisi de traiter cette question, et s'accordent à ne pas mettre de limites aux thèmes pouvant être traités par le public ("aucun tabou, du plus simple au plus technique") : tout ce qui concerne la vie locale a vocation à faire l'objet d'une discussion publique, même si cela peut parfois ne pas passer par les conseils de quartier. De l'avis général, ces instances participatives ne doivent pas se replier exclusivement sur une échelle "micro-locale", mais doivent plutôt s'ouvrir à l'extérieur. Pour cela, les réunions inter-quartiers sont un outil plusieurs fois évoqué, même si d'autres moyens peuvent également être imaginés.
Comment associer plus d'habitants aux discussions ?
Les dispositifs habituels de participation ne conviennent pas à tous les publics : cela ne veut pas dire que les jeunes, par exemple, se désintéressent de la chose publique, mais plutôt que des moyens de s'exprimer plus divers et plus adaptés doivent être trouvés.
Cinq table sur sept ont abordé cette question, et ont tous plaidé pour un renforcement des moyens de communication (affichage, stands dans la rue, utilisation d'Internet, place des conseils de quartiers dans le Clamart Infos, etc.) afin de mieux faire connaître le travail des conseils de quartiers et les sujets soumis à la discussion publique. L'importance d'aller au-devant du public a été soulignée, de même que l'intérêt d'un lieu-ressource bien repéré dans le quartier (maisons de quartier, permanence de conseils de quartiers à mettre en place, etc.)
Par ailleurs, plusieurs groupes ont estimé que l'information ne suffisait pas à "faire venir" les citoyens : la confiance est essentielle, aussi est-il nécessaire de montrer que l'avis du public est bien pris en compte ("laisser une marge de manoeuvre", "réponse de la municipalité dans un délai rapide", etc.)
Quelles règles du jeu et quels moyens pour renforcer l'efficacité de la participation ?
Cette question fait écho à une demande émise au cours de la préparation des rencontres : "comment évaluer la concertation, sur quels critères peut-on considérer qu'une concertation est de qualité ?". Six des sept groupes s'en sont saisis.
"Clarté" est le maître-mot des réflexions : clarté du processus de participation, clarté des objectifs définis pour la participation du public, clarté du rôle des élus. Dans ce but, les "règles du jeu" de la participation sont soit à définir (sur les grands projets par exemple), soit à appliquer plus rigoureusement (charte des conseils de quartier). L'importance du lien entre la participation (notamment les conseils de quartiers) et le conseil municipal est rappelée. Des attentes sont enfin exprimées en termes de moyens, tant en ce qui concerne l'animation des coneils de quartier que la communication de leur travail ou encore l'évaluation des dispositifs participatifs.
Conclusion : quelles sont vos priorités pour la démocratie locale à Clamart ?
En conclusion, chaque groupe a été invité à exposer au public ses principales recommandations en matière de participation du public. Plusieurs de ces recommandations se retrouvent chez l'ensemble des participants, principalement celles qui concernent les interactions entre la municipalité et les dispositifs de participation : les conseils de quartiers, par exemple, ne fonctionnent pas en "circuit fermé" mais doivent bien s'inscrire dans une relation d'échange élus-citoyens. Pour que cet échange fonctionne, l'information doit circuler correctement ("faire connaître les projets en avance", "engagement de la municipalité à tenir compte", "retour des actions entreprises")
D'autres points reviennent également dans les travaux des groupes :
- ne pas attendre que le public vienne dans les dispositifs participatifs, mais le solliciter ;
- des moyens matériels et humains sont nécessaires pour que la participation fonctionne (dans des mesures diverses : certains groupes mettent l'accent sur les moyens de communication, tandis que d'autres vont jusqu'à évoquer des animateurs professionnels)
Téléchargez les réponses des groupes en intégralité, telles que projetées à l'écran "en direct" le jour des rencontres.
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sujets concernant la vie de la cité est un engagement prioritaire de la municipalité depuis 2001. Promouvoir la démocratie locale, c'est placer le citoyen aux coeur de nos réflexions.


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