Le comité de pilotage du quartier Gare s'est réuni le 28 septembre pour dialoguer dans la perspective des rencontres de la démocratie locale. Cet article reprend les citations, commentaires et
propositions émis ce soir-là, afin de soumettre ces réflexions à vos commentaires.
Après avoir rappelé en préambule que l’avis des 11 membres présents ce soir-là ne saurait constituer une opinion représentative du quartier, les participants se sont ainsi accordés sur les
améliorations qu’ils souhaiteraient voir apporter à la participation du citoyen.
L’information au cœur des préoccupations
« Pour que les gens viennent ils faut qu’il y ait un enjeu. Pour qu’il y ait un enjeu il faut que l’information soit suffisante. »
« Quand je suis dans mon association je peux directement trouver l’information auprès des services, mais quand je viens au comité de pilotage en tant qu’habitant, j’ai l’impression de perdre mon temps ».
« Au niveau urbanisme, il y a des choses qui bougent énormément mais on n’est pas au courant ».
Une grande partie des interventions concerne une demande accrue d’information, qui pour la plupart des participants représente l’enjeu essentiel de la démocratie locale. Plusieurs personnes font part d’un sentiment d’inefficacité des dispositifs de participation, qui se traduit selon eux par une désaffection croissante du public.
Sous des modalités qui restent à définir, ce souhait d’information revêt différents aspects :
- information sur l’ensemble des sujets qui concernent les Clamartois, y compris les sujets d’échelle communale voire au-delà (l’exemple du tramway est cité) ;
- information en temps utile, c’est-à-dire à un moment où le débat avec les citoyens peut encore influencer la décision ; ce « temps utile » inclut aussi le temps nécessaire pour
que les citoyens s’approprient pleinement l’information et aient le temps de développer leur réflexion ;
- sur les sujets plus « pointus », il ne faut pas hésiter à inviter des intervenants capables d’expliquer une problématique ou un projet en termes accessibles ;
- information a priori mais aussi a posteriori, c’est-à-dire que les citoyens doivent être tenus informés des suites de leur participation : la concertation ne doit pas être pas un simple
rendez-vous sans lendemain ;
- de même, les réponses aux questions posées par les habitants devraient être mieux assurées, les fiches-navettes ne remplissant pas ce rôle ;
Des mesures plus concrètes sont suggérées ou réclamées par les participants pour améliorer ce partage d’information :
- la mairie pourrait s’engager à ce que les délibérations du conseil municipal concernant des projets de quartier ou certains projets de ville soient visées par le service « Démocratie
Locale » comme c’est déjà fait par le service technique ou financier, confirmant ainsi l’information et la concertation des instances participatives ;
- au niveau administratif, des directives pourraient être données aux services municipaux de systématiquement transmettre les informations sur les sujets concernant la vie des
Clamartois ;
- les moyens de partage d’information et de discussion en ligne pourraient être développés (blogs, réseaux sociaux) ;
- une page du Clamart infos pourrait être consacrée à l’actualité des conseils de quartier.
Quel cadre pour la concertation ?
Le 10 octobre, les participants seront invités à travailler sur diverses questions dont la suivante : « quels critères définir pour caractériser une ‘bonne’ concertation ? »
Des membres du comité de pilotage soulignent l’importance de cette question. Compte tenu de la diversité des pratiques en la matière, y compris au sein même de la ville de Clamart, il serait important selon eux que le citoyen et la ville puissent s’appuyer sur un cadre de référence commun, à même de renforcer la qualité et l’équité des concertations menées sur les divers projets clamartois.
Le 10 octobre et dès maintenant sur le blog, une grande part de la discussion sera donc consacrée à définir plus concrètement ces critères (temps minimal de concertation, calendrier de la concertation par rapport à la décision puis à la mise en œuvre d’un projet, moyens de diffusion de l’information, moyens d’information et d’expression du public, modalités de définition du bilan de la concertation et de son apport à la décision, etc.)
Il sera nécessaire que le public puisse se voir présenter le 10 octobre différentes méthodes de débat : panels de citoyens tirés au sort (jurys de citoyens, sondages délibératifs), ateliers publics d’urbanisme, etc.
Actions du comité de pilotage
« On discute beaucoup mais peu de gens bougent ; pourtant on peut faire des choses positives nous-mêmes ! »
« Il n’y a pas que vous à la mairie qui puissiez donner des idées ; nous aussi on peut proposer des sujets de discussion, ou bien trouver des intervenants à l’extérieur. »
Les demandes exprimées par les participants visent à renforcer l’efficacité du comité de pilotage en tant qu’acteur privilégié de la démocratie locale. Certains membres du comité de pilotage
soulignent cependant que le groupe est également en mesure de mener lui-même des actions :
- il est possible d’imaginer des conseils de quartier ou des réunions « hors les murs », c’est-à-dire tenues dans l’espace public en plein air afin de dialoguer avec les
passants moins impliqués ;
- pourquoi également ne pas envisager des interviews et des reportages filmés auprès des passants ?
- si le comité de pilotage peut sur certains points se trouver en situation d’attente vis-à-vis de la mairie, il a aussi la liberté de prendre ses initiatives en matière de discussion et
d’animation ;
« Finalement, pourquoi revenez-vous ? »
La réunion a été l’occasion d’établir un certain nombre de critiques sur le fonctionnement de la démocratie locale, et surtout d’exprimer des souhaits d’amélioration. L’occasion aussi pour les différents participants de revenir sur le sens de leur engagement au sein du comité de pilotage :
« Je suis venu parce que je suis passionné par la démocratie locale : après tout, il y a des communes où ils s’en foutent ! »
« Quelque chose va se faire, cela fait deux ans qu’on l’attend : à nous de nous en servir pour commencer quelque chose ! »
« Quand les service municipaux se trouvent face à des personnes qui ont des remarques intéressantes, tout le monde a intérêt à travailler en commun ».
« Je viens là parce que j’ai envie d’apprendre des choses : la démocratie locale, c’est aussi un temps de formation ».
Ces réflexions et propositions font-elle écho à ce que vous pensez de la démocratie locale ? Faites-nous part de vos commentaires !
Vous donner les moyens de vous informer, de vous investir et de débattre sur tous les
sujets concernant la vie de la cité est un engagement prioritaire de la municipalité depuis 2001. Promouvoir la démocratie locale, c'est placer le citoyen aux coeur de nos réflexions.




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